Chapitre 4 : Ma Mamas et mon Papas, par Salomas


" Saperliclochette, fleur de cactus pourri...", tonitruait Mamas (note de moi : j'ai volontairement transcript en langage fleuri pour ne pas réveiller la furie qui sommeillerait en vous);
Quand Mamas est en pleine forme, elle réveillerait un paresseux mort congelé en pleine hibernation au fin fond de sa caverne !
Pour dire vrai, Mamas est toujours en pleine forme.
Elle s'amuse actuellement sur une nouvelle chorégraphie.
Maman ne travaille jamais. Elle s'amuse toute la journée elle a vraiment trop de chance ! Elle vit de sa passion, la danse. Et comme elle dit toujours, quand on aime on est riche, très riche.
Elle vit de sa passion, la danse. Elle me dit toujours que quand on aime, on est riche, très riche.
En fait, c'est du baratin : elle n'a pas de pognon et elle ne peut même pas m'acheter le dernier iphone !…
" Mais elle a des idées " rajoute Papas quand je lui en parle.
« En France on a pas de pognon, on a des idées. » C'est un de ses slogans préférés pour se la péter, mais ça ne marche plus sur moi.
Mamas, elle m'énerve parfois... souvent !
Elle n'arrête pas de me critiquer. « Salomas t'as pas fait ça, viens ranger ci, t'as pas nettoyé ça, fait ci, fait ça… »
Quand elle commence, elle ne sait plus s'arrêter. En plus, elle crie très fort et cela pourrait faire peur à Tibou. Cela pourrait aussi me déranger dans mes méditations (si j'en faisais).
Mais elle s'en moque, elle continue de crier. Alors je dois lui mettre les points sur les "i" :
" t'as qu'à le faire toi-même si ça te dérange » je lui lance, avec différentes variantes possibles selon mon inspiration du moment.
Évidemment Papas intervient pour calmer tout le monde. Et là, ça devient vraiment très drôle...
Mamas lui dis que c'est de sa faute si sa "fifille adorée est insolente et fait tout ce qu'elle veut dans cette baraque".
Elle termine alors par son coup de grâce favori : " tu es trop laxiste, voilà où ça nous mène."
Et moi j'en rajoute une couche :
" Tu ne dis rien Pap's ?! T'es qu'un faible. Tu ne devrais pas te laisser faire comme ça !"
Finalement Mamas et moi faisons la paix et on décharge notre plein d'énergie sur Papas.
Pauvre Papas, me diriez-vous ? Non, absolument pas !
Papas encaisse très bien. C'est un surhomme, un yoqi (tel qu'il m'en parle et m'en reparle à m'en donner l'indigestion).
Mams le dit souvent : " ah Papas, c'est un dieu pour sa fifille !"
Il n'empêche que pour supporter une telle énergie dévastatrice qui déferle sur lui à ces moments, il y a forcément du vrai dans cette parole.
Car dieu Papas dans la tempête garde toujours le sourire et poursuit inlassablemet ses explications sur la joie et le posititif qui se cachent derrière l'illusion du mensonge de la séparativité et de la dualité...
A ce jeu là il épuise tout le monde et finit toujours par avoir le dernier mot que personne n'écoute d'ailleurs !
Bon. Mamas de son côté a aussi son dernier mot que seule la télé entend.
Car quand elle fait une grosse colère, il n'y a que la télé qui la calme.
Aussi elle se pose devant le téléviseur et entre en méditation avec des films ou des séries du genre « Graisse d'anatomie », « Urgences », « Trépas dans le désert de la mort », " Tuerie au fin fond des égouts », « Seul au monde après l'apocalypse », etc.
Et mama devient alors super zen. C'est ça le yoga de Mamas : elle devrait se mettre à l'enseigner.
On l'appellerait l'Ultimate Fighting Yoga : Ze Yoga !, celui qui résoud tous les problèmes.
Je vois déjà la publicité qu'elle pourrait faire avec son nouvel art : " Mamas extermine tous vos soucis : elle pulvérise ceux qui oublient de reboucher le pot de confiture, atomise ceux qui ont bouché les toilettes, ceux qui ont renversé une goutte d'eau parterre… Avec Ze Yoga, Mamas mettra un terme à la race humaine et sauvera la planète de la destruction. » 
Un peu radicale mais terriblement efficace, ma Mamas.